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Chronologie d'une reconversion

Être en plein questionnement sur son avenir professionnel, en quête de sens, ne plus se sentir à sa place... Selon une étude Centre Inffo, près d’1 actif sur 2 est en reconversion professionnelle ou exprime le souhait de changer de voie. Aujourd’hui Coach Professionnel Certifiée, j'ai été moi-même confrontée, il y a 2 ans, à un souhait de changement et de reconversion professionnelle.


Reconversion ou changement professionnel, difficile de sauter le pas ?

Avant toute chose, il est important de préciser que prendre la décision de se reconvertir n’a pas été une chose simple et évidente. Pour remettre les choses dans leur contexte, je travaillais depuis 7 ans dans la même entreprise dans l’univers des cosmétiques et depuis 15 ans dans la communication. En septembre 2019, j’ai obtenu une mobilité interne et j’ai pris un poste de Responsable Communication pour une autre marque du groupe. J’avais tout pour réussir et pour être épanouie : la sécurité de l’emploi, un bon salaire, une bonne équipe, un environnement et des relations professionnelles idéales, une manager en or… pas une ombre au tableau.


Mais au fond de moi, cela faisait plusieurs mois que je ne me sentais plus vraiment épanouie dans mon métier. Seulement, avec les multiples projets à gérer en même temps, les réunions à n’en plus finir et le rythme intense des journées de travail, j’avais un peu enfoui ce sentiment qui me rongeait petit à petit. Puis, le Covid a fait son apparition. Une période inédite, qui, certes fut difficile pour tous, mais si je devais voir le verre à moitié plein, je dirais que la pandémie a aussi permis, pour beaucoup, de voir la vie différemment, de se recentrer sur soi, sa famille, ses amis, de travailler et de s’organiser autrement.


Le confinement, malgré l’isolement et notre vie complètement chamboulée, a eu un impact positif sur moi. Ce sentiment que j’avais enfoui depuis plusieurs mois a refait surface de façon beaucoup plus intense. Je travaillais beaucoup, voire plus qu’avant, aucune interaction physique, pas de pauses déjeuner entre collègues ou un apéro en fin de journée entre amis pour décompresser. Je reconstruisais des plans de com, de semaines en semaines, participait à des communications de crise tous les deux jours… ce métier avait de moins en moins de sens à mes yeux et me paraissait de plus en plus superficiel, je ne me sentais plus à ma place.


La prise de décision : cheminement

Ma décision était prise : il fallait que je change de métier mais pour faire quoi ? La grande question. J’ai donc pris le temps de m’interroger sur ce que je voulais faire, ce qui m’animait vraiment, ce que j’aimais faire, ce que j’aimais le moins. J’ai dressé une liste de métiers en phase avec mes valeurs : d’Assistante Sociale, en passant par Psychologue… pour en venir au métier de Coach Professionnel. Ce métier cochait pour moi toutes les cases : un métier tourné vers les autres, plus authentique, qui a du sens, dans lequel je pourrai aider les autres à atteindre un objectif, à mieux se connaître pour aller de l’avant, à prendre des décisions et qui me permettrait de gagner normalement ma vie. Une révélation !


J’ai commencé à en parler à mon entourage et c’est là que les choses sont devenues moins évidentes. Beaucoup de mes amis ont été enthousiasmés par ma décision, une bonne partie de ma famille aussi mais certains réfractaires se sont érigés en avocat du diable ce qui était une bonne chose aussi. C’est là que les doutes ont commencé à m’envahir mais pas assez pour me décourager. Si je m’étais écoutée, mon côté impulsif aurait pris le dessus et j’aurais quitté mon job en quelques semaines, mais en parler autour de moi m’a permis de prendre un peu de recul et de faire les choses dans l’ordre.


Action !

Pour me conforter dans mon idée de reconversion dans le métier de coach j’ai donc commencé par me questionner de façon plus approfondie en faisant une étude de marché, en questionnant plusieurs coachs, en travaillant sur un plan de développement de mon activité, en listant les formations les plus pertinentes etc… et en parallèle, j’ai entamé un bilan de compétences pour être sûre que je ne me trompais pas totalement de voie. Ce bilan m’a aidée à y voir plus clair, à mieux me connaître et le métier de coach est en effet ressorti assez rapidement ainsi que l’aspect « entreprenariat ».


La deuxième étape : obtenir une rupture conventionnelle. C’était la condition ultime pour me lancer dans l’aventure. J’ai eu de la chance d’être face à une manager et une équipe RH très compréhensive et qui a trouvé des solutions en interne pour faire passer cette rupture. Ce n’est pas toujours le cas mais ça arrive ! La date de départ étant fixée, je me suis investie à 100% dans mon job jusqu’au bout, en sachant qu’ensuite je pourrais me consacrer à 100% à mon projet.


Dernière étape : se former et affiner son projet. Une fois que j’ai quitté l’entreprise, j’ai d’abord pris plusieurs semaines juste pour moi. Après 15 ans à m’investir à fond pour une entreprise, j’avais un besoin de lâcher prise, de ne plus avoir d’horaires, de contraintes pendant quelques temps. Un moment selon moi essentiel pour se recentrer sur soi et être d’attaque pour le projet à venir. J’ai quitté ma société en décembre et ma formation débutait début avril.


Se former et s’informer

Après cette petite parenthèse, j’ai suivi 6 mois de formation tant théorique que pratique puisque les coachings à réaliser avec un superviseur ont débuté très vite. Malgré les peurs et les doutes, le naturel a vite repris le dessus… Échanger, partager, approfondir, faire prendre conscience à une personne de sa valeur, la faire avancer grâce à une méthodologie mais aussi grâce à du bon sens et de l’intuition, c’est assez magique et tellement satisfaisant.


Mais le chemin était encore long, en parallèle de ma formation, je travaillais mon business plan : offre, communication, commercial, marketing… Je savais que la partie la plus difficile serait de trouver le client. Je n’avais jamais créé d’entreprise, je me suis donc renseignée sur des formations possibles qui pourraient m’aider dans cette démarche. J’ai réussi à trouver une formation payée par la région IDF qui m’a permis de me challenger sur le lancement de mon activité.


Lors de cette formation, j’ai eu la chance d’avoir un mentor qui m’a suivie, m’a sortie de ma zone de confort et m’a permis de grandir et de prendre confiance en moi. Je fais de temps en temps encore appel à lui en période de doutes, quand certains freins m’empêchent d’avancer. Il a un effet « booster » sur moi, comme un électrochoc. Ce mentor, c’est mon référent, il m’aide dans le ou les domaines dans lesquels je suis moins à l’aise et savoir se faire aider, c’est ce qui permet de faire avancer et de grandir. Grace à lui j’ai intégré que je ne changeais pas seulement de métier en devenant coach, mais surtout d’univers en créant une Entreprise. En d’autres termes c’est la bonne marche de mon entreprise qui me permettra d’exercer mon métier ce qui implique la maîtrise de l’ensemble des fonctions de la gestion d’Entreprise.


Salariat VS Entreprenariat ?

Dans mon cas, l’entreprenariat est totalement en phase avec qui je suis aujourd’hui et ce que je veux : un grand sentiment de liberté, avancer comme on l’entend et à sa manière, être son propre boss, s’organiser comme on le souhaite, porter son propre projet… Certes ce n’est pas un long fleuve tranquille, il est parfois difficile d’avancer seule, il y a des jours avec et des jours sans mais c’est une formidable aventure me concernant.


Le plus important quand on décide de changer de voie ou tout simplement de changer d’entreprise, d’évoluer professionnellement, c’est de bien se connaître, de faire un choix en fonction de ses valeurs, de ce qu’on veut vraiment et surtout pas par convenance, parce qu’on est trop est influencé(e) par l’entourage, ou parce que ce n’est pas le moment. Le choix du salariat ou de l’entreprenariat se fait ensuite et peut d’ailleurs évoluer en cours de route.


En conclusion

« Pourquoi je n’arrive pas à avancer professionnellement ? ». Je vous livre ici quelques conseils pour entamer ce cheminement et passer à l’action :

1. Se projeter et clarifier son projet professionnel : changer de voie oui mais pour faire quoi ? Évoluer dans un job oui mais comment ? Clarifier son projet est une étape essentielle pour avancer.

2. Ne pas trop réfléchir, relativiser, prendre du recul : les réflexions perpétuelles ou l’art de créer des problèmes qui n’existaient pas avant. Cela peut être un frein pour nous empêcher de passer à l’action.

3. Poser des limites et se concentrer sur soi : votre travail ne vous convient plus mais vous êtes submergé(e) par le quotidien et le fait de gérer 3 postes en 1. Alors on se plaint, on stagne et on ne va pas de l’avant.

4. Faire face à ses peurs et ses doutes : peur de ne plus gagner autant, peur de l’échec, peur du regard des autres, d’avoir des regrets… autant de limites qui empêchent de passer à l’action mais bonne nouvelle, ça se travaille !

5. Gérer l’influence de son entourage : face à un changement, on a tendance à beaucoup prêter attention à l’impact que va avoir ce changement sur notre entourage et cela peut réveiller beaucoup de sentiments négatifs : culpabilité, frustration, doute, remise en questions, se sentir incompris(e)… Faites-vous confiance et trouvez les bonnes personnes qui vous soutiendront dans votre démarche !

6. Pourquoi ne pas se faire accompagner et avoir le déclic : parfois, il suffit d’un déclic pour tout déclencher et passer à l’action.. Soyez attentifs, ce moment viendra ! vous pouvez aussi vous faire accompagner par un coach ou un mentor en fonction de votre besoin, pour trouver ce déclic en vous.



Faire appel à un coach peut vous aider dans cette démarche pour se sentir à nouveau à sa place, retrouver la motivation et du sens, se fixer de nouveaux challenges, (re)trouver sa voie ou encore retrouver un équilibre vie pro / vie perso…











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